Le mercato & les enchères
Recruter, vendre, prêter — et convaincre
Le mercato est la période où vous remaniez votre effectif. Recruter ne se résume pas à mettre le prix : une offre passe par la décision du club vendeur (le président) puis par celle du joueur lui-même, chacun avec sa propre logique.
Les types d'offres
- Achat sur liste de transfert / prêt : le joueur est déjà proposé par son club — la vente est quasi automatique, seul le joueur doit encore être convaincu.
- Offre directe à un autre club : vous ciblez un joueur qui n'est pas à vendre. L'offre déclenche alors le circuit complet président → joueur ci-dessous.
- Prêt : le joueur rejoint le club emprunteur pour une durée convenue, puis revient chez vous en fin de saison.
Quand vous mettez un joueur en vente, vous recevez des offres entrantes visibles de votre côté. Les clubs gérés par l'IA négocient de façon réaliste : après un refus, leurs offres évoluent au lieu d'être aléatoires.
1. La décision du président (club vendeur)
Face à une offre directe, le président du club vendeur tranche en premier : accepter, refuser, ou laisser le manager arbitrer (24 h pour répondre). Il évalue 7 facteurs pondérés :
| Facteur | Poids |
|---|---|
| Valeur de l'offre (vs valeur du joueur) | 20 % |
| Importance du joueur (peu décisif = vente facile) | 20 % |
| Durée de contrat restante | 20 % |
| Santé financière (masse salariale) | 15 % |
| Attachement du joueur | 10 % |
| Taille de l'effectif (≤ 20 → vente bloquée) | 10 % |
| Réputation de l'acheteur | 5 % |
- Score ≥ 0,70 → accepté d'office · ≤ 0,35 → refusé d'office · entre les deux → le manager décide (24 h, sinon le président tranche à sa place).
- Garde-fou « joueur phare » : un joueur très décisif, sous contrat long, ne peut pas être bradé — le président bloque ou renvoie la décision au manager, même si l'offre est correcte, sauf finances critiques.
2. La décision du joueur
Si le club accepte, le joueur décide à son tour : accepter, faire une contre-offre, ou refuser. D'abord il vérifie des critères rédhibitoires (refus immédiat) ; s'il n'y en a pas, il note l'offre.
Les critères rédhibitoires (deal-breakers)
- Offre ignorée : le joueur peut ignorer l'offre sans raison. La
probabilité dépend de votre courtoisie (formule
max(5, 15 − courtoisie), soit 5 % à courtoisie 10, jusqu'à 14 % à courtoisie 1). - Rôle inadapté : « Espoir » pour un +25 ans, ou rôle trop faible pour un joueur bien noté / haut placé dans la hiérarchie de l'effectif.
- Écart de réputation : un joueur plus coté (ou attaché à un club plus prestigieux) refuse de descendre.
- Salaire ou montant trop bas par rapport à ses attentes.
- Durée de contrat inadaptée (écart max toléré ~2 ans selon l'âge).
- Supporters hostiles : si l'opinion des supporters du club acheteur est basse, le joueur peut refuser.
Le barème de décision (si aucun deal-breaker)
| Facteur | Poids |
|---|---|
| Réputation (club & joueur) | 25 % |
| Attachement | 25 % |
| Conditions de contrat | 15 % |
| Rôle proposé | 15 % |
| Niveau de la compétition (division, palmarès) | 10 % |
| Niveau de l'équipe | 10 % |
Un club au beau palmarès (champion en titre, podium, coupes remportées, club en ascension) attire davantage.
Les 4 tempéraments
Chaque joueur a un tempérament qui durcit ou assouplit tous ces seuils :
- Orgueilleux — très exigeant sur tout (salaire, montant, rôle, réputation), très sensible aux supporters, contre-offres élevées.
- Ambitieux — exigeant sur le salaire et le montant, sensible à la qualité de l'équipe, préfère les contrats courts.
- Réservé — modéré, accepte un montant plus faible, préfère les contrats longs, sensible au déséquilibre d'effectif.
- Humble — le plus tolérant, seuils bas partout, peu sensible aux supporters.
Les contre-offres
Quand l'offre est jugeable mais insuffisante, le joueur renvoie une contre-offre. L'augmentation demandée dépend du tempérament (de +5 % pour un réservé à +12 % pour un orgueilleux) et surtout de son attachement : un joueur peu attaché peut réclamer jusqu'à +40 % sur le montant. La contre-offre est toujours au moins supérieure d'un cran à l'offre initiale.
Le rôle du scout dans la négociation
Un bon scout pèse lourd dans le mercato :
- Réputation — relève le seuil de tolérance sur les écarts de réputation.
- Négociation — assouplit les critères rédhibitoires et réduit les contre-offres.
- Tuyaux — la qualité des infos qu'il vous donne quand une offre est ignorée : à haut niveau il dit la vérité (« insistez, renvoyez la même offre »), à bas niveau son conseil peut être trompeur.
- Attachement — meilleur attachement initial de la recrue.
La masse salariale
Chaque joueur pèse un salaire dérivé de sa valeur. La somme des salaires doit rester dans votre plafond salarial. Avant de recruter, vérifiez que votre budget et votre masse salariale encaissent la recrue — voir Finances & condition.